« Pierre, je veux parler à Elky l'élan. Comme tu le sais, nous devons fermer les yeux et prononcer le mot secret à voix haute. » D'une voix forte, ils dirent : « Naturageist. Ouvre tes portes. » Aussitôt, les deux jeunes gens commencèrent à percevoir non seulement les cris des animaux, mais aussi les arbres, les plantes et les fleurs qui les saluaient.
Les pagaies étaient totalement silencieuses lorsqu'elles fendaient la surface froide de l'eau, de sorte que le canoë se déplaçait comme un fantôme sans un murmure. Seule l'arrière du canoë laissait de petites vagues à la suite du mouvement vers l'avant.
Il leur fallut dix minutes pour atteindre la périphérie de la zone marécageuse. L'élan mâle, face à la menace imminente, poussa un cri rauque et la mère élan et un petit apparurent derrière lui, sautant dans l'eau. Ses pattes avant étaient prêtes à courir et à charger. Le canoë se trouvait à 30 mètres de cet animal imposant qui n'aurait eu aucune chance si un braconnier avait été celui qui visitait les lieux. Mais les élans sont connus pour leur courage, en particulier lorsqu'ils élèvent leurs petits. Mila et Pierre ralentirent le canoë jusqu'à l'arrêt, car il n'était pas particulièrement judicieux de risquer d'être chargé par un élan mâle.
« Que faites-vous ici, sur mon territoire ? Ne puis-je pas laisser ma famille profiter de la verdure de cet endroit caché sans être dérangée par l'homme ? » demanda l'élan. « Monsieur Elky, nous vous prions de nous excuser pour le dérangement. Nous vous laisserons tranquille, vous et votre famille. Mais avant de partir, nous aimerions prendre une photo de vous. Nous tenons également à vous avertir que nous avons entendu hier des coups de feu de braconniers dans les environs. »
« Merci, les enfants, pour l'avertissement. Vous pouvez prendre autant de photos que vous le souhaitez. Passez une bonne journée. »
“You too. This is a Nature Reserve so you and your family should not be disturbed here. We shall return tomorrow to ensure that no one is hunting illegally.”
On the return home the only noise that was heard was a splash from a beaver’s tail too close to the canoe. Also the rodent was probably building his nest down the lake.
The photo was magnificent. The day started well. In reaching the beach the children said: “Naturageist. Close your gates”. In the same moment, only human voices could be interpreted. The nature around had returned to a silent mode.